HISTOIRE DES JEUX

Depuis l´Antiquité, les jeux de hasard subissaient la condamnation des autorités politiques et religieuses. Le 19 mai 1539, François 1ersigne l´Édit de Châteaurenard qui institue la première loterie légale en France sous le nom de « Blancque », pour « porter remède aux jeux dissolus et empêcher les notables, bourgeois et autres marchands de blasphémer Dieu, de consommer leur temps, labeur, vertus nécessaires en jeux de hasard.


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Le Roi instaure ce monopole et déclare par ce privilège « éloigner l´usage pernicieux de charlatans de foires » et donc faire œuvre de charité publique.

La loterie de François 1erne remportera pas un vif succès et sommeillera pendant plus d’un siècle et demi.

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Le 11 mai 1700, Louis XIV institue la Grande Loterie Royale.

Ces loteries étaient utilisées pour organiser des rentrées d’argent quand il y avait besoin de ressources spéciales, notamment pour :

Rénover les églises de Paris (St Sulpice, Ste Geneviève, La Madeleine …) ;

Soutenir les établissements recueillant les enfants abandonnés ;

Moderniser les hôpitaux (La Pitié, L’Hôtel Dieu…).

Par arrêt du Conseil du Roi du 30 juin 1776, toutes les loteries furent réunies en une seule structure privée en charge de la vente et du placement des billets. On autorisa certains particuliers à ouvrir, moyennant cautionnement, des bureaux de loterie avec une remise de 5% sur les billets vendus. Ces buralistes vendaient aussi du tabac: un nouveau réseau est né.

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La loi du 21 mai 1836 a prohibé en France les loteries de toute espèce.

Face aux moralistes et à l’assaut de la loterie au cours d’une discussion sur la loi de finance, Bonaparte fait voter une loi d’interdiction et encadre l’offre des loteries autour de : La Loterie Nationale dont les lots payés représentent 63% des mises Certains casinos et maisons de jeux autorisés par l’administration. Concernant les loteries, les plus célèbres sont destinées au :

Soutien de la Mutualité Maternelle ;

Sauvetage de l’enfance ;

Bénéfice des verriers de Carmaux.

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A la fin de la Première Guerre mondiale, aux fins d’indemnisation et de soutien des victimes, les anciens combattants se réunissent autour de l’Union des blessés de la face afin de crée les Gueules Cassées pour :

Accorder des prêts d’honneur et des bourses d’étude aux orphelins ;

Attribuer des allocations maladies, organiser des colonies de vacances ; Réunir les invalides, les aveugles de guerre ou encore les Ailes brisées